Le
groupe bancaire espagnol Santander poursuit sa politique d'acquisitions
malgré la crise financière. Il se renforce en Grande-Bretagne avec
l'achat d'Alliance & Leicester, quelques mois après un raid sur le
néerlandais ABN Amro.
Santander, qui revendique la
place de première banque de la zone euro par la capitalisation
boursière et qui affirme être épargnée par la crise financière
internationale qui frappe depuis l'été 2007, s'est jeté lundi sur
Alliance & Leicester, affaiblie par la crise.
L'opération,
qui coûtera un total de 2,26 milliards de livres, soit 4,57 milliards
de francs, soit 1,26 milliard pour l'achat, payé en actions et 1
milliard d'investissement dans le capital de A&L, permet de suivre
"la stratégie de concentration sur un nombre limité de marchés", selon
le directeur financier de Santander.
La reprise ne
se fera pas sans sacrifice: Santander a annoncé lundi qu'il y aurait
des réductions de postes. Le Premier ministre britannique Gordon Brown
s'est néanmoins félicité lundi de l'opération, saluant "le bénéfice
d'une économie ouverte".
Ce coup d'éclat survient
quelques mois après une autre opération audacieuse: le raid sur le
néerlandais ABN Amro mené conjointement avec le britannique Royal Bank
of Scotland et le belgo-néerlandais Fortis.
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