Lu sur le site du Point.fr : " Le dossier est extrêmement sensible. Brûlant même. Il suscite, dans l'armée de terre en général et dans l'infanterie en particulier, des réactions indignées, même si elles demeurent encore discrètes.
Cette affaire concerne l'achat d'un petit véhicule blindé à chenilles moderne, relativement bon marché au regard des prix habituels des armements (environ un million d'euros pièce), et surtout parfaitement approprié pour les conditions du combat en montagne. Cet engin que les Français appellent le VBHM (véhicule blindé à haute mobilité) est original car composé de deux unités distinctes et articulées, l'une à l'avant pouvant transporter cinq combattants, et l'autre à l'arrière, vers lequel la transmission peut être basculée. Il serait bien meilleur, à tout le moins, que le véhicule de l'avant blindé (VAB 4x4) mal adapté aux routes défoncées d'Afghanistan, et incapable de se mouvoir en tout-terrain escarpé. Ce qui oblige les fantassins à sortir trop tôt de leurs VAB lorsqu'ils doivent crapahuter en dehors des routes. Ce fut le cas lors de l'embuscade d'Uzbeen, le 18 août dernier.
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