Lu dans le Point l'interview de l'écrivain Martin Amis : Vous venez de publier « The Second Plane », qui regroupe tous vos essais, au ton polémique, et deux textes de fiction à propos du 11 Septembre, puis de l'islamisme. Quelle est la cohérence de l'ensemble ?
Martin Amis : Décrire la réalité qui découle de ce jour sans précédent, le 11 septembre 2001. L'Ouest a mis un certain temps à l'assimiler. Je pense que nous sommes encore sidérés, au sens premier, de ce qui s'est alors passé. Je ne savais rien de l'histoire de l'islam jusque-là. De ce jour date une plus grande connaissance de l'islam dans ses ambitions fiévreuses ; mais surtout, à mes yeux, la révélation de ce qui a travaillé obscurément à la défaite de notre civilisation : de larges parties de notre opinion publique étaient paralysées par le culte de la diversité culturelle, le relativisme, l'antiaméricanisme et, pour le dire de façon polie, l'antisionisme. Ce sont eux, mes ennemis. Je n'ai rien contre l'islam, mais si quelqu'un souhaite ma mort, alors il faut l'examiner en face. Dans le texte écrit à chaud, « The Second Plane », je tente de comprendre la logique historique de l'événement. Il dépasse en violence le terrorisme d'Etat habituel, « maintenu à un degré convenable », comme disait Norman Mailer.
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